Que mettre dans un composteur ?

Vous souhaitez réduire vos déchets et produire un fertilisant naturel pour votre jardin ? La question « que mettre dans un composteur ? » revient souvent chez les débutants. Avant de remplir votre bac, il est essentiel de bien sélectionner ce qui conviendra à une décomposition optimale. Riche en astuces pratiques, cet article vous aidera à choisir les bons apports pour un compost sain, équilibré et efficace.

Quels types de déchets intégrer au composteur ?

La réussite du compost repose sur un mélange judicieux de différentes catégories de résidus. Alterner matières sèches et matières humides s’avère capital pour garantir une bonne fermentation. Jetons un œil aux principales familles de déchets à inclure dans un composteur.

Se limiter aux bons apports permet d’éviter les désagréments comme les mauvaises odeurs ou une lenteur dans la transformation des matières organiques. Pour cela, il existe trois grandes catégories à connaître : déchets de cuisinedéchets de jardin, ainsi que les matières carbonées aussi nommées matières sèches.

Les déchets de cuisine adaptés au compost

L’une des sources majeures de matière compostable reste sans doute la cuisine. Plusieurs restes du quotidien peuvent avantageusement alimenter votre composteur :

  • Épluchures de fruits et légumes (pommes, carottes, courgettes…)
  • Restes de pain rassis
  • Céréales cuites, pâtes et riz non assaisonnés
  • Coquilles d’œufs concassées
  • Marc de café avec filtres biodégradables
  • Sachets et feuilles de thé, à condition qu’ils ne contiennent pas de plastique

Pour une décomposition rapide, veillez à couper grossièrement les aliments avant de les déposer. Les restes de fruits abîmés, trognons, pelures ou le marc de café sont surtout intéressants pour leur richesse en azote, essentielle à l’activité microbienne sincèrement utile au compostage.

Les déchets de jardin acceptés dans le composteur

Lors de l’entretien des espaces verts, quantité de végétaux peuvent rejoindre le tas. Parmi les déchets de jardin à privilégier on retrouve :

  • Feuilles mortes
  • Tontes de gazon (en fine couche uniquement pour éviter l’étouffement)
  • Branches finement broyées et brindilles
  • Fleurs coupées ou fanées
  • Plantes et mauvaises herbes sans graine
  • Écorces et bois non traité

Pensez à alterner ces apports avec des matières plus riches en eau pour équilibrer la texture globale du tas. En dehors des tontes fraîches riches en azote, nombre de détritus issus du jardin apportent également une source importante de carbone dont raffolent les organismes décomposeurs.

Comment équilibrer azote et carbone dans le composteur ?

Un bon compost résulte toujours d’un juste rapport entre matières azotées et matières carbonées. Sans cette alternance, la matière peut soit sécher trop vite soit fermenter sans se transformer en humus.

Découvrez les différents éléments à associer pour maintenir cet équilibre précieux, essentiel pour un compost sain qui ne sent pas mauvais et se transforme efficacement.

Matières riches en azote : alliées de l’activité microbienne

Les apports azotés, aussi appelés déchets “verts” ou “humides”, donnent l’énergie nécessaire à l’action bactérienne. On trouve parmi eux :

  • Tontes de gazon fraîches
  • Restes de fruits et légumes frais
  • Marc de café
  • Déchets organiques encore humides, issus de repas récents

Favoriser la diversité dans ces apports aide à stimuler la montée en température du composteur, étape clé de l’action anti-germes et parasites. La gestion correcte des matières azotées évite aussi l’apparition d’odeurs désagréables souvent liées à un excès de déchets très humides non compensés par le bon volume de matières sèches.

Matières carbonées : le secret d’un compost qui respire

Pour préserver l’aération et rendre la texture plus grumeleuse, les matières sèches sont incontournables. Voici quelques exemples de matières carbonées à ajouter régulièrement :

  • Paille
  • Feuilles sèches ramassées à l’automne
  • Foin effrité
  • Copeaux de bois
  • Petits morceaux de papier journal non coloré

En mélangeant systématiquement chaque apport humide avec une dose équivalente de matières sèches, le compost gagne en structure et se tasse moins rapidement. Il devient alors beaucoup plus aéré et facile à retourner lors du brassage régulier, étape recommandée toutes les deux semaines pour une activité optimale.

Le tri indispensable : que faut-il exclure absolument du composteur ?

Tout ne doit pas finir dans votre bac ! Mal choisir ses apports peut nuire à l’équilibre du compost et causer des nuisances. Certains matériaux freinent la dégradation ou introduisent des substances indésirables.

Certains objets en apparence biodégradables ne conviennent pas, tandis que d’autres posent problème pour la sécurité, la salubrité ou la qualité du produit final. Être attentif à cette sélection tient une place essentielle si l’on souhaite éviter les déconvenues.

En bref :

  • Plastiques, verres, métaux
  • Détritus traités chimiquement (bois peint, cendres de charbon, etc.)
  • Papiers glacés, cartons imprimés ou vernis
  • Viandes, poissons, produits laitiers
  • Déchets malades, graines de mauvaises herbes, tailles de plantes contaminées

Respecter ces interdits garantit une décomposition propre et préserve la biodiversité autour du composteur. De plus, éviter d’introduire des agents pathogènes reste tout aussi crucial pour protéger le sol qui recevra votre compost mûr.

Questions fréquentes sur le contenu d’un composteur

Peut-on mettre toutes les épluchures dans le composteur ?

Oui, la majorité des épluchures de fruits et légumes trouvent parfaitement leur place dans un composteur, contribuant à l’apport en azote. Il vaut mieux éviter celles d’agrumes ou d’oignons en très grande quantité pour ne pas perturber l’équilibre acide. Pensez également à couper les morceaux un peu gros afin d’accélérer leur décomposition.

Quelles branches ou brindilles utiliser dans le composteur ?

Seules les branches fines et non traitées conviennent au compost. Idéalement, broyez-les pour accélérer leur intégration. Les grosses branches passent mieux par le broyage, mais doivent rester minoritaires.

TypeDiamètre conseillé
Brindilles< 1 cm
Petites branches1 à 2 cm

Le marc de café améliore-t-il le compost ?

Absolument, le marc de café apporte de l’azote et favorise l’activité microbienne. Mélangez-le avec des matières carbonées pour un effet optimal. Si possible, incorporez-le avec les filtres en papier non blanchis.

Pourquoi faut-il mélanger matières sèches et humides dans le composteur ?

Un bon équilibre entre déchets humides (riches en azote) et matières sèches (riches en carbone) assure une décomposition rapide et sans odeur. Cette alternance limite la compaction et favorise l’oxygénation du tas.